Chez Natixis, alors que les bénéfices atteignent des sommets, Laurent Mignon présente des mesures salariales indigentes pour les salariés !

De qui se moque-t-on ?

Laurent Mignon propose que le salaire brut de base minimum équivalent temps plein sur le périmètre de Natixis intégrée soit fixé à 22 500 euros pour les salariés en CDI et les salariés en CDD. Le salaire de référence pris en compte est le salaire annuel fixe brut équivalent temps plein au 31 12 2017.

Cette mesure concernerait 133 salariés en CDI ( sur 12 220 salariés sur le périmètre France) et 69 salariés en CDD, pour un montant global de 117 459 euros pour les salariés en CDD et 97 298 euros pour les salariés en CDI.

La CGT maintient ses revendications : pas de salaires inférieurs à 25 000 euros et 1500 euros d’augmentation minimum pour tous les salariés !

Les profits augmentent – 1 669 millions d’euros de résultats nets part du groupe – mais les plus bas salaires continuent de stagner !

Et pendant le même le temps, depuis la création de Natixis, les dirigeants s’entendent comme larrons en foire pour s’octroyer de généreuses augmentations de leurs rémunérations et autres avantages ! Nous attendons avec impatience la publication  des rapports annuels obligatoires pour l’année 2017 !

Jusqu’à quand cela va t il durer ?

Et si on y allait tous ensemble !

Ce début d’année 2018 est marqué par de fortes mobilisations dans des différentes professions ou entreprises dans le public comme dans le privé. A l’exemple des agents de l’Administration pénitentiaire, de l’Education nationale ou du personnel des EHPAD, ceux de Carrefour et bien d’autres, les questions de l’emploi, des conditions de travail et des salaires sont au cœur de ces actions. Toutes les générations sont concernées des lycéens aux retraités. Les nombreux témoignages entendus ces derniers jours, montrent de façon évidente les réalités d’un monde du travail en souffrance, de salariés non reconnus dans leur qualification et leur savoir-faire, d’un manque de moyens humains et matériels.

Ces réalités d’un monde du travail se heurtent à chaque fois à une autre réalité, celle de la logique financière et boursière. Malgré tout de nombreux salariés engrangent des victoires dans les mobilisations d’entreprises.

Quand le PDG de Carrefour annonce 2400 suppressions d’emplois, l’action du groupe en bourse s’envole et les actionnaires perçoivent 500 millions d’euros de dividendes.

Quand le Gouvernement refuse de satisfaire les revendications des personnels pénitentiaires ou dans la santé, le Président de la République reçoit royalement les patrons des plus grandes entreprises mondiales dont la plupart ne payent pas d’impôt dans notre pays.

Dans le même temps, les services publics ne peuvent plus répondre aux besoins immenses des citoyens ceci par manque de moyens. Le projet du gouvernement « Action Publique 2022 » affiche clairement une volonté de nouveaux abandons.

Un récent sondage montre un soutien massif, 87 % des français interrogés, aux derniers mouvements sociaux dans l’administration pénitentiaire et dans les EHPAD. D’ailleurs, 64 % de ces mêmes personnes considèrent que ces mobilisations pourraient se développer.

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