Natixis invente l’astreinte perpétuelle 24h/24 7j/7 dans son projet d’accord « droit à la déconnexion » : un comble !

Quand on lit le projet d’accord sur le « Droit à la déconnexion » proposé aux OS, on retrouve la même supercherie que pour l’accord du travail le samedi : « Sur la base du volontariat sauf s’il y a un caractère d’urgence ».

 
Dans cet accord « droit à la déconnexion », on lit :
 
« A titre tout à fait exceptionnel, il est convenu qu’une dérogation à ces principes puisse être envisagée, en cas d’urgence avérée sur des situations ou sujets précisément identifiés, nécessitant un traitement dans des délais courts. Ces situations ou sujets feront dans la mesure du possible l’objet d’un échange préalable entre le manager et le collaborateur concerné et l’objet des mails nécessitant ce traitement portera spécifiquement la mention « urgent ». »
 
« En vertu du droit à la déconnexion, vous n’êtes pas tenu de répondre à ce message en dehors de vos heures habituelles de travail, sauf situation d’urgence. »
 
Donc, on doit répondre si c’est urgent !
 
Comment imaginer qu’un manager puisse envoyer des mails « non urgents » un samedi ou un dimanche ou le soir à ses équipes ?
Sachant que bien sûr, c’est le manager qui décide de « l’urgence » !
 
Ce projet d’accord nie tout droit à la déconnexion !
 
Plus alarmant, ce projet d’accord va aggraver la situation du salarié, qui aujourd’hui, s’il ne répond pas aux messages de son responsable, ne subit que le mécontentement de sa hiérarchie.
 
Avec l’application de cet accord, s’il ne répond pas aux messages de son responsable, nécessairement « Urgent » ou présentés comme tel, il sera en faute :
 
 « Vous n’êtes pas tenu de répondre à ce message en dehors de vos heures habituelles de travail, sauf situation d’urgence »
 
Donc, traduction : « vous êtes tenu de répondre à ce message en dehors de vos heures habituelles de travail, si situation d’urgence »
 
Aussi : « en cas d’urgence avérée sur des situations ou sujets précisément identifiés, nécessitant un traitement dans des délais courts »
Et si « l’objet des mails nécessitant ce traitement portera spécifiquement la mention « urgent ». »
 
Donc plus besoin de règles, un salarié est de fait en astreinte 24h/24, 7j/7.
 
Ce projet est inacceptable !
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