Flex in the city

On réaménage l’espace pour gagner des sous !

Lors du CSE du 01/08/2019 (Et oui, d’habitude Août était sanctuarisé mais à l’heure internationale cela ne veut plus rien dire ma bonne dame !), vos représentants ont eu une présentation / consultation du projet de réaménagement des espaces de travail au sein de tout Natixis SA.
En clair, plus de bureau privatif (sauf exceptions qui n’auraient rien à voir avec du copinage), et Flex office pour tout le monde ! OPEN SPACE nous voilà (alors que d’autres sociétés font le choix inverse …).
En affichage on parle « d’adaptation à un environnement réglementaire (la bonne excuse : ce n’est pas moi c’est …au choix : l’état, l’AMF, l’Europe …voire feu le code du travail), à la technologie (on est plus « 2.00 » quand on est assis sur un ballon ?) ou à la concurrence (parce que quelquefois on se compare à la concurrence quand c’est pour lâcher des services, ou justement faire des économies, mais pas histoire d’éviter des pertes en bourse). On parle aussi d’échapper à la crue de la Seine (mais on choisit de s’implanter à Bercy et Nouveau Bercy … (?)).
Bon en fait avec les Tours Duo (que l’on partage maintenant avec BPCE) on va rationaliser notre parc immobilier (ce n’est pas idiot) et on en profite pour faire des économies de mètres carrés (un peu au détriment des salariés quand même), parce qu’il y a beaucoup de places vides ; une place non occupée coûte 10 000€ par an dixit Véronique Sani le 1er février 2019.
En premier lieu on renouvelle les baux de Lumière Seine et Lumière Sud mais pas Lumière Garonne (mais bon il ne reste déjà vraiment plus grand monde dans l’immeuble) pour une économie de 400 millions d’euros par an.
En second lieu, la technologie nous affranchirait du besoin de se voir en vrai (travail à distance, partage de document sur réseau, réunions virtuelles via Skype et autre …) ou de travailler avec du papier. Enfin, en multipliant « BENCH », « RUCHE », » LAB » et « LOUNGE », on peut tout aussi bien diminuer le nombre de poste de travail réels.
Le miracle de cette conversion de mètres carrés tient au fait de la suppression des couloirs (vous savez ces vieux concepts permettant de circuler dans les locaux sans déranger les autres et accessoirement d’évacuer rapidement en cas d’incendie), des cloisons et des espaces de rangement (plus de papier plus d’armoire).
Pour la mise en œuvre notre société s’appuiera sur des mesures issues « d’une méthodologie éprouvée » (mais qui exclut quand même l’immeuble Garonne qui est juste le premier immeuble libéré) qui a permis de définir le taux moyen cible de 80% (8 places flexibles pour 10 salariés). Qu’on se rassure on passera à un taux moyen de pointe de 120% (en utilisant TOUTES les places Bench, Ruches, Labs, Lounges (on travaillera dans des canapés)) en cas de pics d’activités. Ensuite il restera à trouver un moyen de remonter l’information des emplacements libres aux salariés nomades.
Il nous semblait pourtant avoir appris que le passage du nomadisme à la sédentarité était la marque d’un progrès humain.
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