La CGT s’oppose au démantèlement de Natixis, via les transferts d’activités !

L’activité Cash Equity – recherche France de Natixis (47 salariés) et l’activité Cash Equity – Vente/ Exécution France de Natixis (41 salariés) vont être vendues à ODDO BHF (entreprise franco-allemande majoritairement détenue par la famille ODDO).

L’encre des décrets Macron n’est pas encore sèche, que déjà, fin 2017, dans le dossier présenté au CCE de Natixis SA, la direction envisage l’utilisation de la procédure de rupture conventionnelle collective ! Pas directement chez Natixis, mais chez ODDO BHF ! 

Citons quelques passages édifiants du dossier présenté au CCE : « ODDO BHF a conscience du caractère très évolutif de l’activité. La visibilité sur tous les changements induits par MiFID II demeure réduite et ODDO BHF devra pouvoir adapter ses effectifs de façon rapide, tout en répondant aux aspirations individuelles des salariés concernant leur parcours professionnel. C’est pourquoi il serait envisagé, post transfert, de mettre en œuvre un accord collectif portant sur une rupture conventionnelle collective, comme le permet l’ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017. Les départs qui s’inscriraient dans un tel accord seraient exclusivement fondés sur le volontariat. Ils ne devraient pas, en tout état de cause, fragiliser les objectifs poursuivis dans le cadre de ce partenariat. »

Aujourd’hui, c’est l’activité « broker », que la direction de Natixis annonce vendre, au prétexte d’une rentabilité insuffisante ! Et demain ? Ce serait au tour de quelle autre activité de la banque ?

C’est inacceptable ! Les moyens financiers existent chez Natixis pour préserver les emplois de tous ! La CGT est opposée à cette casse des emplois et des contrats de travail des salariés !

Comment en est-on arrivé là ?

C’est le résultat d’années de casse du Code du Travail par les gouvernements successifs, au nom de la préservation de la compétitivité des entreprises et de la course folle aux dividendes !

La CGT a organisé des grèves et des manifestations contre toutes les lois régressives et ne baisse pas les bras. Tout ce qui a été perdu peut être reconquis avec l’organisation de la mobilisation des salariés.

La CGT continuera à défendre les postes de travail et les qualifications de tous les salariés.

Dès la présentation du projet en CCE, la CGT a appellé toutes les autres organisations syndicales à refuser le projet présenté par la direction : CGT Natixis 12 01 2018

Maintien de tous les postes de travail chez Natixis et maintien des garanties inscrites dans les contrats de travail et les conventions collectives.

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