Stop à la course aux versements de dividendes chez Natixis !

Sous couvert de la révolution numérique, 250 millions d’euros d’économies sont attendues dans le périmètre Natixis intégrée sur la durée du prochain plan stratégique !

Les patrons du pôle SFS trépignent d’impatience pour mettre en œuvre leurs plans « de transformation de l’entreprise » !

 

Les objectifs sont toujours les mêmes, quelles que soient les entreprises : « s’adapter à la digitalisation », diminuer les coûts,  organiser « l’agilité » dans les méthodes de travail, simplifier l’organisation en diminuant le nombre de strates managériales, et bien sûr continuer à externaliser, délocaliser.

 

Alors qu’aucun des Comités d’Entreprise du périmètre du pôle SFS n’a encore été informé et consulté des projets de réorganisations à venir, des négociations pour aboutir à un « accord sur l’emploi » dans le périmètre Natixis intégrée sont en cours ! Et la direction générale veut que ces « négociations » aboutissent avant fin juin !

Mais pour aboutir à quoi ?

Aboutir à la signature d’un accord pour accompagner la mise en œuvre des plans de réduction des coûts exigés par l’appétit insatiable des actionnaires ?

Aboutir à la signature d’un accord qui, s’appuyant sur l’article L2242-17 du Code du Travail, sécuriserait l’employeur et fragiliserait les salariés; parce que les dispositions de l’accord d’entreprise organisant un cadre collectif de mobilités fonctionnelles contraintes, seraient directement applicables au contrat de travail des salariés, et difficilement contestables juridiquement.

Cette possibilité ayant été introduite dans le Code du Travail en 2013, par la loi dite de « sécurisation de l’emploi » !

La CGT refuse ce type d’accord.

La CGT revendique le maintien des postes de travail sur les sites existants, et exige de l’employeur qu’il respecte ses obligations de formation des salariés afin de préserver leurs emplois et afin d’accroître leurs qualifications et leurs rémunérations tout au long de leurs carrières professionnelles !

Les moyens existent pour mettre en place de telles mesures sans casser les emplois et sans organiser des plans de mobilités contraintes.

 

Les milliards de bénéfices doivent être utilisés autrement qu’en versement de dividendes !

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