CANARD VIGILANT EDITION SPÉCIALE DU 10 MAI 2017

 

Le canard vigilant en téléchargement direct  ici ⇒ Canard Vigilant spécial du 10 mai 2017

Avant la présentation du futur plan stratégique pour les quatre prochaines années, la direction de Natixis s’empresse de vouloir négocier un « accord sur l’emploi » contenant une palette d’outils, dont certains permettraient de licencier plus facilement et à moindre coût les salariés, tout en sécurisant l’employeur contre toute procédure judiciaire collective ou individuelle devant les tribunaux d’instances ou devant les prudhommes.

Mais les organisations syndicales de l’entreprise ne sont pas obligées de négocier et encore moins de signer d’accords  qui réduisent les droits et garanties des salariés !

La CGT a affirmé, à l’unisson des autres organisations syndicales présentes à la négociation  de l’accord sur l’emploi chez Natixis intégrée, le 5 mai, qu’elle refusait de négocier un accord organisant des mobilités internes collectives – autrement dit des mobilités forcées, débouchant sur un licenciement en cas de refus.

Depuis l’ANI (Accord National Interprofessionnel) de 2013, il a été instauré dans la loi dite abusivement de « sécurisation de l’emploi » différents outils au service des employeurs,  leur facilitant les possibilités de licenciements à moindre coût.

C’est l’article L 2242-17 inscrit dans le code du travail depuis cette loi de 2013, que souhaiterait utiliser la direction de Natixis : pour organiser la flexibilité sous forme de mobilités contraintes sous peine de licenciement individuel, pour accompagner les « plans de transformation de l’entreprise », dans l’ensemble du périmètre Natixis intégrée.

La CGT, FO, FSU et Solidaires ont manifesté à plusieurs reprises en 2013, contre cette loi de « sécurisation de l’emploi » et continuent d’en réclamer l’abrogation

« Mesures d’âge » à la tête du client ?

Tout le contraire de droits collectifs à « pré-retraite » ouverts aux salariés de l’entreprise !

 

La direction propose de négocier la mise en place de mesures financières incitatives aux départs en retraite.

Ces mesures s’appliqueraient aux salariés dont les types d’emplois auraient été déclarés « sensibles », autrement dit relevant de métiers dont le nombre de postes de travail seraient en diminution dans l’entreprise.

Et les premières discussions sur le sujet démontrent que les mesures financières proposées seraient très inférieures à celles qui ont existé chez Natixis dans les précédents « Plans d’Adaptation de l’Emploi ».

Et que dire du grand flou entourant la définition de ces « emplois sensibles » ! Autrement dit ce serait le grand arbitraire patronal à la manœuvre !

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